Ramonage obligatoire 2 fois par an : mythe, exigence d'assureur ou vraie nécessité ?

Par Thomas, ramoneur-fumiste diplômé · Ramoneurs de France · Panissières (Loire)

La réponse courte

Non, le ramonage n'est plus obligatoire 2 fois par an au titre de la loi : depuis le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023, le minimum légal est d'un ramonage annuel partout en France. Deux passages par an restent toutefois nécessaires dans certains cas : quand votre contrat d'assurance l'exige, et en pratique quand vous chauffez au bois de façon intensive, où c'est la recommandation des règles de l'art.

Le ramonage obligatoire 2 fois par an : d'où vient cette idée ?

« On m'a toujours dit que c'était deux fois par an, dont une pendant la période de chauffe. » J'entends cette phrase chaque semaine, et elle n'est pas sortie de nulle part. Avant 2023, les règlements sanitaires de nombreux départements imposaient effectivement deux ramonages annuels pour les appareils au bois. Cette règle a imprégné les mémoires, les articles de presse et même certains contrats d'assurance.

Depuis le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023, la règle légale est nationale et unique : au moins un ramonage par an, par un professionnel qualifié, avec certificat. Le nombre de ramonages par an exigé par la loi est donc d'un seul. Mais « au moins », c'est un plancher : voyons dans quels cas il faut viser plus haut.

Cas n° 1 : votre contrat d'assurance l'exige

C'est le cas le plus important, parce qu'il est juridiquement contraignant pour vous. Certains contrats d'habitation prévoient noir sur blanc deux ramonages par an pour une cheminée ou un poêle à bois, dont un pendant la période de chauffe. Peu importe que la loi n'en demande qu'un : entre vous et votre assureur, c'est le contrat qui fait foi. Après un feu de conduit, si vous ne pouvez présenter qu'un certificat là où le contrat en demande deux, l'indemnisation peut être réduite.

Le réflexe à avoir : relisez la clause « cheminée » ou « appareil de chauffage au bois » de vos conditions générales, ou posez la question par écrit à votre assureur. Deux minutes qui peuvent valoir très cher.

Cas n° 2 : vous chauffez au bois de façon intensive

La loi fixe un minimum, la réalité du conduit fixe le besoin. Un poêle qui tourne tous les jours d'octobre à avril, un insert qui assure le chauffage principal de la maison, un foyer ouvert très utilisé : dans ces situations, la suie s'accumule bien plus vite qu'avec une flambée de week-end. Les règles de l'art recommandent deux ramonages par an pour le bois à usage régulier, et sur le terrain je constate pourquoi : sur un appareil principal, le dépôt en fin de saison justifie largement un second passage.

Quelques signes qui doivent vous alerter entre deux ramonages :

  • Le tirage se dégrade, la vitre de l'insert noircit très vite.
  • Des odeurs de suie remontent dans la pièce, même appareil éteint.
  • Du bistre apparaît : dépôts brillants et durs, signe d'un conduit qui s'encrasse dangereusement.

Bois humide et allures trop réduites aggravent fortement l'encrassement : deux passages par an ne sont alors pas un luxe.

Comment organiser deux passages dans l'année

Le rythme qui fonctionne le mieux chez mes clients qui chauffent beaucoup : un ramonage avant la saison, vers la fin de l'été ou au début de l'automne, pour démarrer sur un conduit propre ; un second pendant ou juste après la période de chauffe. Vous obtenez un certificat à chaque passage, ce qui couvre toutes les exigences d'assurance.

Côté budget, chez Ramoneurs de France, un passage coûte 70 € TTC pour un poêle ou un insert à bois et 90 € TTC pour une cheminée à foyer ouvert, déplacement et certificat compris. Sur un chauffage principal au bois, le second passage se rentabilise en partie tout seul : un conduit propre, c'est jusqu'à 10 % de combustible économisé et un risque de feu de conduit nettement réduit.

En résumé

  • Le minimum légal est d'un ramonage par an depuis le décret de 2023, partout en France.
  • Deux passages par an s'imposent si votre contrat d'assurance l'exige : vérifiez la clause dédiée.
  • Deux passages sont recommandés par les règles de l'art dès que le bois est votre chauffage régulier ou principal.
  • L'exigence historique de deux ramonages venait des anciens règlements départementaux, remplacés par la règle nationale.
  • Rythme conseillé : un passage avant la saison, un pendant ou après la chauffe, avec certificat à chaque fois.

Questions fréquentes

La loi impose-t-elle deux ramonages par an pour une cheminée ?

Non. Depuis le décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023, le minimum légal est d'un ramonage par an dans toute la France. Deux passages relèvent de la recommandation des règles de l'art ou d'une exigence de votre contrat d'assurance.

Mon assureur peut-il exiger plus que la loi ?

Oui. Un contrat d'assurance peut prévoir deux ramonages par an pour un appareil au bois, et cette clause vous engage. En cas de sinistre, l'assureur vérifiera que vous avez les certificats correspondants.

À quel moment faire le second ramonage de l'année ?

Le plus logique est un passage avant la saison de chauffe, puis un second pendant ou juste après l'hiver. Vous démarrez sur un conduit propre et vous terminez la saison avec un certificat récent.

Un poêle utilisé seulement le week-end a-t-il besoin de deux ramonages ?

En général non : pour un usage occasionnel avec du bois sec, le ramonage annuel obligatoire suffit. Les deux passages se justifient quand l'appareil chauffe régulièrement ou constitue le chauffage principal.

Besoin d'un ramonage dans la Loire ou le Rhône ?

J'interviens dans un rayon de 30 km autour de Panissières : tarif fixe dès 70 € TTC, certificat remis sur place.

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