Ramonage par le toit ou par le bas : quelle différence ?
Par Thomas, ramoneur-fumiste diplômé · Ramoneurs de France · Panissières (Loire)
La réponse courte
Les deux méthodes sont reconnues et donnent droit au même certificat de ramonage : ce qui compte, c'est que la paroi du conduit soit brossée sur toute sa longueur et la vacuité vérifiée. Le ramonage par le bas, aux cannes rotatives introduites depuis le foyer, est aujourd'hui le plus courant : plus propre, praticable par tous les temps, sans risque lié à la toiture. Le ramonage par le toit, au hérisson descendu depuis la souche, reste nécessaire quand le conduit n'est pas accessible depuis l'intérieur ou pour certaines configurations particulières.
Deux méthodes, une même exigence
La réglementation n'impose pas de sens de passage : elle impose un résultat. Le ramonage doit être mécanique, frotter la paroi intérieure du conduit sur toute sa longueur et permettre de vérifier que le conduit est libre sur tout son parcours. Qu'on parte du foyer vers la souche ou de la souche vers le foyer, un ramonage bien fait aboutit au même conduit propre et au même certificat.
Le ramonage par le bas, la méthode la plus courante
- Des cannes souples rotatives équipées d'une tête de brossage montent depuis le foyer jusqu'à la sortie du conduit, entraînées par une machine.
- Les suies décollées tombent directement dans le foyer, protégé et aspiré : c'est la méthode la plus propre pour votre intérieur.
- Aucune intervention sur le toit : pas de risque de casse de tuiles, pas de dépendance à la météo ou à la pente de la toiture.
- Le brossage rotatif s'adapte aux conduits maçonnés comme aux conduits tubés, avec des têtes différentes selon le matériau.
Quand le passage par le toit s'impose
- Quand le conduit n'est pas accessible par le bas : appareil impossible à déconnecter, avaloir inaccessible, dévoiements trop marqués.
- Quand la souche est équipée d'éléments à contrôler ou déposer par le haut (chapeau, aspirateur de fumée, grillage anti-volatiles).
- Quand un obstacle haut dans le conduit (nid, débris de boisseau) doit être extrait par la souche.
- Sur certains conduits anciens de grande section où le hérisson lesté descendu depuis le toit reste la méthode la plus efficace.
Une idée reçue à corriger
On entend parfois qu'un « vrai » ramonage se ferait forcément par le toit. C'est faux : la méthode ne fait pas la qualité du ramonage. Un passage par le bas aux cannes rotatives, fait sérieusement, nettoie aussi bien qu'un hérisson descendu de la souche, et il évite de monter sur une toiture parfois glissante ou fragile. Je pratique les deux méthodes et je choisis en fonction de la configuration du conduit, pas par habitude.
Questions fréquentes
Le ramonage par le bas est-il reconnu par l'assurance ?
Oui. L'assurance exige un certificat de ramonage délivré par un professionnel qualifié après un ramonage mécanique. La méthode, par le bas ou par le toit, n'a aucune incidence sur la validité du certificat.
Le ramonage par le toit est-il plus efficace ?
Non, pas en soi. Les deux méthodes frottent la paroi sur toute la longueur du conduit. Ce qui fait la différence, c'est le sérieux du ramoneur et l'adaptation de l'outil au conduit, pas le sens de passage.
Le ramonage par le toit coûte-t-il plus cher ?
Chez certains prestataires, oui, car il mobilise plus de temps et de matériel de sécurité. Chez Ramoneurs de France, le tarif reste le même : c'est la configuration du conduit qui dicte la méthode, pas le prix.
Faut-il ramoner la souche et le chapeau de cheminée ?
La sortie de conduit fait partie du parcours à ramoner. Si le chapeau ou le grillage anti-volatiles est encrassé ou obstrué, il doit être nettoyé, ce qui peut justifier un passage par le toit.
Besoin d'un ramonage dans la Loire ou le Rhône ?
J'interviens dans un rayon de 30 km autour de Panissières : tarif fixe dès 70 € TTC, certificat remis sur place.
